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Sur un air de musique

19 août
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 août

Un matin, une chanson est venue à moi: "Toutes les femmes de ma vie, les L5".

Comme ça, sans prévenir.


Je ne l’avais pas entendue depuis mon adolescence. Elle est remontée d’un endroit ancien, un endroit que je croyais presque oublié. Alors je suis allée rechercher la chanson, puis les paroles… et là, forcément, ça m’a parlé autrement.


À l’époque, je l’entendais sûrement avec mes oreilles de jeune fille, avec cette part de rêve, d’amour, d’idéal, de romance un peu floue.

Mais aujourd’hui, je l’ai entendue avec la femme que je suis devenue.

Et ça n’a pas du tout la même résonance.


Aujourd’hui, cette chanson me parle de toutes les femmes que je porte en moi.

La femme douce.

La femme sensible.

La femme blessée.

La femme forte.

La femme râleuse.

La femme qui aime profondément.

La femme qui doute parfois.

La femme qui crée pour respirer.

La femme qui ressent avant même de comprendre.

La femme lumineuse, mais aussi celle qui traverse ses ombres.

La femme qui peut être tendre, intense, drôle, sauvage, fatiguée, lucide, entière.

Toutes ces femmes là vivent en moi.

Et je crois que c’est ça qui m’a touchée.


Je ne suis pas une seule version de moi-même. Je ne suis pas seulement une image douce, une présence agréable, une femme lumineuse quand tout va bien. Je ne suis pas une statue de cristal qu’on pose joliment dans un coin, sans regarder ce qu’elle traverse à l’intérieur.

Je suis faite de nuances.

Je suis faite de vécus, de cicatrices, de renaissances, de silences, de couleurs, d’intuitions, de tempêtes et de lumière.

Et peut-être que cette chanson est revenue ce matin pour me rappeler quelque chose d’important :

- Je n’ai pas à me réduire pour être aimée.

- Je n’ai pas à devenir plus simple, plus lisse, plus facile à comprendre, plus sage, plus silencieuse, plus arrangeante, pour correspondre à ce qu’on attend de moi.

Je suis entière.

Et cette entièreté n’est pas “trop”.

Elle est vraie.

Il y a des personnes qui ne verront qu’une facette.

Certaines aimeront ma lumière, mais pas ma profondeur.

Certaines aimeront ma douceur, mais pas ma lucidité.

Certaines aimeront mon énergie, mais pas ma fatigue.

Certaines aimeront mon côté solaire, mais pas les nuits que j’ai traversées pour rallumer ma propre flamme.

Et finalement, ce n’est pas à moi de me découper en petits morceaux pour être plus facile à aimer.

Celui qui veut vraiment me rencontrer doit accepter de voir toutes mes nuances.

Pas seulement la femme qui sourit.

Pas seulement la femme qui crée.

Pas seulement la femme qui rassure.

Pas seulement la femme qui brille.

Mais aussi celle qui a appris à se relever seule.

Celle qui a été blessée mais qui n’a pas fermé son cœur.

Celle qui observe, qui ressent, qui comprend souvent sans qu’on lui dise.

Celle qui a besoin d’actes, pas seulement de mots ou de signes flous.

Celle qui ne veut plus être idéalisée, mais regardée vraiment.

Je crois que parfois, une chanson revient au bon moment.

Elle revient comme un miroir.

Elle vient toucher l’adolescente que j’ai été, la femme que je suis aujourd’hui, et peut-être même celle que je suis en train de devenir.

Et ce matin, cette chanson m’a soufflé quelque chose de très simple :

- Toutes les femmes que j’ai été sont encore là.

- Toutes les femmes que je suis vivent en moi.

- Toutes les femmes que je deviens avancent avec moi.

Je n’ai pas à choisir une seule version de moi.

Je peux être douce et forte.

Sensible et lucide.

Fragile par moments et profondément puissante.

Rêveuse et ancrée.

Aimante et capable de dire non.

Lumineuse sans être lisse.

Je suis tout cela à la fois.

Et peut-être que c’est ça, le vrai chemin : ne plus chercher à être l’idéal de quelqu’un, mais redevenir pleinement soi.

Avec ses éclats.

Ses failles.

Ses couleurs.

Ses contradictions.

Sa vérité.


Ce matin, cette chanson n’est pas revenue par hasard.

Elle est venue me rappeler que je suis un monde entier.

Et que je n’ai plus envie d’être aimée à moitié.


Émanation divine : chaque femme unie en une seule âme transcendante.
Émanation divine : chaque femme unie en une seule âme transcendante.

 
 
 

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